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La vidéo
article de Emmanuel Deruty sur Multimania


Pour l'instant, l'usage de la vidéo sur le Web reste très limité. Poids des fichiers oblige, tout le monde ne peut pas se permettre de visionner (ou télécharger) des films de plusieurs méga-octets. Si vous souhaitez proposer de la vidéo sur votre site, voici un petit aperçu des formats disponibles.


Les standards AVI et MPEG

Les formats AVI et MPEG sont les deux standards de la vidéo sous Windows.

 Note

Le codec, qu'est-ce que c'est ? Codec est l'acronyme de "Codeur-décodeur". Il s'agit d'un protocole logiciel capable d'enregistrer et de lire un certain format vidéo ou son.


Les logiciels qui permettent de créer des fichiers vidéo sont nombreux. On utilise en général des outils tels que
Adobe Premiere pour le montage et Xing MPEG Encoder pour la compression au format MPEG. Le tout est combiné à une carte d'acquisition vidéo de bonne qualité.

S'il n'y a aucun problème pour relire un fichier AVI ou MPEG téléchargé, la mise en ligne de tels fichiers, souvent très lourds, est en revanche une réelle difficulté. Pensez à vos visiteurs : une heure de téléchargement pour une ou deux minutes de vidéo, c'est plus que frustrant !


Les vidéos QuickTime

QuickTime, issu du monde Macintosh, en est actuellement à sa version 4.0. C'est un lecteur multimédia développé par Apple et disponible aussi bien sur PC que sur Mac. Il est disponible gratuitement sur le site d'Apple.

Le format associé à Quicktime porte l'extension .mov. Les fichiers Mov sont en fait des conteneurs dans lesquels on peut stocker une foule de formats : vidéos, sons, informations MIDI, images fixes…

Pour créer et éditer un fichier Mov, il faut utiliser QuickTime 4 Pro, disponible sur le site d'Apple mais malheureusement payant. En revanche, la lecture de ces fichiers ne pose aucun problème, le lecteur QuickTime étant gratuit...


Le format Real

Le format Real est pour l'instant le format idéal pour le Net. Proposé par la société RealNetworks, il permet de créer des vidéos et des sons dans un format très compressé, donc très léger. Real permet aussi de proposer ces sons et images en streaming grâce à des serveurs dédiés. Plus besoin de télécharger une vidéo dans son intégralité avant de commencer à la déguster !

Pour lire ce type de fichier, on utilise RealPlayer, très répandu et disponible gratuitement sur le site de RealNetworks. Il permet de lire à la fois les fichiers Real et les données diffusées en streaming sur le réseau. La conception des fichiers Real n'est pas beaucoup plus ardue et demande un simple logiciel :
Real Producer, disponible lui aussi gratuitement sur le site de RealNetworks.

Vidéo et son sur le Web : c'est quoi ?

Proposer des vidéos ou des séquences audio sur vos pages Web n’est pas plus compliqué que d'y placer des images. Au même titre que ces dernières, une vidéo ou un son consiste en un simple fichier, transféré par FTP sur votre espace d'hébergement MultiMania et désigné par une URL dans le code de votre page Web.

En théorie, vous pouvez diffuser n’importe quel contenu sonore ou vidéo - dans les limites de la légalité et du droit d’auteur (attention les filous, maître Kotchaba veille !). En pratique, ces contenus n'échappent pas aux contraintes qu'impose l'Internet, et en premier lieu la nécessité de créer des pages légères. Vous devrez donc faire des compromis sur la qualité, la définition et la durée des vidéos dédiées au Web... Si vous ne voulez pas que vos vidéos s'affichent comme de vulgaires diaporamas.

 Note
  La légèreté des mots... Les séquences audio sont nettement plus légères que les séquences vidéo, et donc moins touchées par ces contraintes.


Pour vous faire une idée de ce qui se passe lorsqu'un internaute tente de lire une vidéo trop "lourde", jetez un œil à ces deux versions d'une vidéo destinée à agrémenter une page Web présentant un voyage en Suisse.

Laquelle choisiriez-vous ? La
version vidéo ou la version "panorama" ?




La compression, une étape indispensable

Une seconde de vidéo comportant 15 images de 200 x 150 pixels (la moyenne, sur le web) en 16 millions de couleurs 'pèse' environ 2 méga-octets. Difficile à recevoir sur un modem 56k ! Avant de diffuser une vidéo sur le web, il est donc nécessaire d'alléger le fichier vidéo.

C'est ici qu'entre en jeu l'étape de la "compression". Votre mission, si vous l'acceptez : supprimer un maximum de données en dégradant un minimum la qualité de l'image. Deux techniques sont combinées pour alléger les fichiers :

  • Suppression des informations redondantes

    Il s'agit d'une compression sans perte ; les informations supprimées sont restituées lors de la lecture du fichier.

  • Supprimer les informations non pertinentes

    Il s'agit ici d'une compression avec perte d'informations. Les données non perceptibles par l’œil ou par l’oreille humaine sont supprimées en priorité.

    Dans sa version initiale (format AVI), cette vidéo pesait 2 Mo et nécessitait environ 15 minutes de chargement avec un modem 56K.

Après compression, notre vidéo ne pèse plus que 45 Ko. Soit un fichier près de 50 fois plus léger ! Une telle réduction de la quantité de données ne peut évidemment se faire sans une altération des images. Mais la qualité reste correcte et ce n'est qu'à ce prix que vos pages dédiées aux barrages en France (et pourquoi pas ?) pourront être illustrées de vidéos !

 Conseil

  D'une image l'autre ! La compression d'une vidéo s'effectue sur chaque image traitée isolément, mais également sur les transitions d'une image à l'autre. Le principe : conserver pour seules informations d'une image, ses différences avec l'image qui la précède. Croisées avec les données de l'image précédente, ces informations suffiront à "reconstituer" une image.

On comprend alors aisément qu'à taux de compression égal, une vidéo proposant des images fixes (une interview, par exemple) sera de meilleure qualité qu'une vidéo très dynamique, dont les transitions sont multiples.


Les formats actuels permettent en moyenne de réduire la taille des fichiers audio (MP3) et vidéos (MPEG, REAL) par 150, tout en maintenant une qualité tout à fait correcte. Bien qu'honorable, cette compression s'avérera pourtant insuffisante dans bien des cas...

Possibilités et formats de diffusion

Sur le Web, deux modes de diffusion des vidéos et du son cohabitent :

Dans le premier cas, pas de limite de qualité d'image ou de son, mais l’attente peut être longue. Dans cette catégorie, les formats AVI et MPEG sont les plus fréquents pour l’image, tandis que les formats MPEG, WAV et le célèbre MP3 dominent côté fichiers audio.

Dans le cas du streaming, le poids de votre fichier est primordial. La fluidité de votre vidéo dépend directement de l'équation de trois facteurs :

Diffusion en flux continu ou streaming

Le streaming utilise le principe de bufferisation ou mise en zone tampon. La vidéo est chargée au fur et à mesure qu’elle est vue, en flux tendu, mais transite par une zone tampon de stockage ou buffer.

La visualisation d’une vidéo en Streaming commence nécessairement par une étape de bufferisation, le temps que le lecteur puisse stocker suffisamment d’images / sons pour démarrer. Par la suite, le lecteur utilise les images / sons stockés en zone tampon pour compenser les baisses de débit de la connexion. Une méthode bien adaptée aux continuelles fluctuations de débit du réseau.

Les trois formats principaux de vidéo en stream sont :

Les images diffusées par ces méthodes mesurent généralement 200 x 150 pixels, et une seconde de vidéo est composée de 15 images - contre 25 images/seconde pour la vidéo classique.

Côté hébergeur, pour être diffusés en streaming, vos fichiers devront être hébergés sur un serveur Real (le coût d'un tel serveur peut atteindre plusieurs centaines de milliers de francs).

 Note

Et pourquoi le Real ? Nous traitons dans ce cahier du format le Real, qui est à ce jour le plus diffusé, mais aussi le plus performant et celui qui évolue le plus rapidement.


Limites du format Real

Sachez que tout n'est pas rose dans le monde du Real. Si le lecteur utilise toute sa réserve tampon, l’image se bloque tant que le débit reste insuffisant.

Vous l'avez compris, le poids est ici primoridal : si une seconde de votre vidéo nécessite 10 secondes de bufferisation, tout se passera comme si votre vidéo était proposée en téléchargement.

Si vous utilisez un modem, vous vous ferez une idée de ce qui se passe alors en consultant
la vidéo suivante, encodée en haut débit.


Les logiciels dont vous avez besoin

Selon que vous souhaitez regarder, produire et/ou diffuser des vidéos et des fichiers audio au format Real, un ensemble d’outils (gratuits ou payants) est nécessaire :

Vous trouverez tous ces outils en téléchargement sur le site de Real Networks.

 Conseil

  Restez en veille. Les liens de téléchargement des produits payants sont autrement plus visibles que les liens des versions gratuites, généralement placés en fin de page et en petits caractères... Malins... Alors, soyez attentif !